7. Mai-Thu Perret (*1976), Organs, 2018

Bronze, courtoisie de l’artiste et de la galerie Francesca Pia (Zurich)

Mai-Thu Perret, artiste suisse d’origine franco-vietnamienne et vivant à Genève, a su développer une pratique qui traverse les disciplines (de la sculpture au film, en passant par la céramique et la performance), multiplie les référents (des mouvements avant-gardistes du 20e siècle aux philosophies orientales) et fusionne les méthodologies (faisant usage de ses études littéraires aussi bien que de ses expériences curatoriales). Ajoutant, année après année, de nouveaux corpus à son travail comme autant de chapitres d’une fiction concrète, existentielle, Mai-Thu Perret fait bien plus que d’excaver des éléments du modernisme : elle les réinscrit dans notre présent, leur conférant le rôle d’embrayeurs narratifs à disposition des spectateurs. Ainsi, les organes en bronze qui sont exposés dans le parc (un cœur, des poumons et un utérus) jouent à la fois le rôle de représentations intimes du corps et de cloches rituelles, invitant les visiteurs à penser différemment leur rapport à la physiologie et au lieu.