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sur-mesure 2024

Commissaire d’exposition : Nicolas Trembley
Stand A16

Une sélection d’œuvres singulières et installations de grand format présentées par des galeries et sélectionnées par le commissaire d’exposition Nicolas Trembley.

S’inspirant des dispositifs en vogue au XIXe siècle dans les expositions universelles ou les galeries marchandes, « artgenève/sur-mesure » réinvente le concept de la foire en adoptant l’atmosphère de la fête foraine. La vaste sélection d’œuvres d’art explore la thématique des parcs d’attractions, mettant en scènes des manèges, des toboggans, des panoramas en trompe-l’œil ou encore des buggys. Des extraterrestres et des personnages de contes de fées tels que Blanche-Neige y font aussi leur apparition.

Toutefois, au-delà de l’aspect ludique, le choix de ces œuvres permet aussi à leurs artistes d’exprimer des opinions politiques ou féministes en lien avec la société actuelle.

liste

des œuvres

Dominique Gonzalez-Foerster

Née à Strasbourg en 1965, Dominique Gonzalez-Foerster vit et travaille à Paris.

metapanorama I, II & III
2023
Triptyque
Impression pigmentaire UV sur lin imprimé à la main
315 × 750 cm
Avec la permission d’Albarrán Bourdais

metapanorama I, II & III est une œuvre indépendante de l’installation Alienarium 5, présentée par l’artiste à la Serpentine Gallery de Londres en 2022.

Le triptyque dessine un panorama sous forme de collage circulaire en trompe-l’œil et imagine une rencontre interconnectée entre humains, aliens et non-humains se déroulant sur un satellite proche de la Terre.
Il s’agit-là d’un espace utopique dépeignant une coexistence pacifique bien différente des relations de violence et de domination habituellement représentées dans la science-fiction.

Au sein de cette « ville » idéale, on retrouve des thématiques chères à l’artiste : une exploration des époques passées et à venir, des mouvements intellectuels ainsi que des questions de comportement et d’identité. Dominique Gonzalez-Foerster crée des environnements où son panthéon se mélange à diverses références : la littérature avec la féministe Annie Besant, l’architecture avec le Goehteanum de Steiner, l’art avec Alfred Kubin et Emma Kunz, sans oublier les idées politiques entourant le concept des manifestations pacifistes.
Pour citer l’artiste elle-même : « Si les aliens arrivaient aujourd’hui, la Terre telle que nous la connaissons changerait complètement. »

Blair Thurman

Né à La Nouvelle-Orléans en 1961, Blair Thurman vit et travaille à New York.

Mexico Set
2022
Acrylique sur toile
19 panneaux
184 × 1 200 × 200 cm

Obut (Indiana)
2022
Buggy, parasols, guirlandes lumineuses, fauteuil et peinture
210 × 275 × 160 cm
Avec la permission de Xippas

Cette collection associant toiles colorées et buggy a été créée spécialement pour l’exposition solo de l’artiste en 2022 au Frac Normandie, intitulée Spook Rock Road (Kasino-Kut). Ce titre fait référence à une route aux États-Unis qui passe à proximité de plusieurs ensembles rocheux mythologiques chers à la culture amérindienne.

L’œuvre Mexico Set se compose de 19 toiles acryliques monochromes aux couleurs vives. Assemblées de façon modulaire, elles évoquent un environnement rappelant les zones de dégagement d’un circuit de course. Les couleurs elles-mêmes s’inspirent de la palette chromatique utilisée dans les bandes dessinées des années 1960 et 1970.

Le buggy, appelé Obut (Indiana), est un véhicule tout-terrain décoré de parasols et arborant fièrement le nom de cet État du sud des États-Unis, patrie du célèbre circuit de course d’Indianapolis. L’artiste considère également le buggy comme une fresque tridimensionnelle, et l’explique ainsi : « J’aime que les deux systèmes de peinture se recoupent en formant un contrepoint : ils se complètent mutuellement. »

Blair Thurman s’est découvert une fascination pour l’univers de l’automobile. Dans toute son œuvre, située au croisement de l’abstraction géométrique des années 1950 et 1960, du pop art et de la mouvance « Americana », l’artiste intègre des éléments du folklore et de la culture populaire vernaculaire des États-Unis.

Oli Epp

Né à Londres en 1994, Oli Epp vit et travaille dans la capitale britannique.

Ninth Life
2022
Résine peinte
273 × 460 × 180 cm
Avec la permission de Semiose

Cette sculpture est la première de l’artiste. Elle a été présentée à la Semiose Gallery en 2022 lors de son exposition solo intitulée Nine Lives. Le titre de l’exposition fait référence au mythe selon lequel les chats auraient neuf vies, et cette œuvre tire son nom de la dernière d’entre elles : Ninth Life. Ce toboggan s’inspire de la forme féline, un thème récurrent dans le travail de l’artiste, qui l’a choisie pour sa popularité dans les vidéos qui font le buzz sur les réseaux sociaux.

L’œuvre d’Oli Epp, qui se concentre principalement sur la peinture, traite de thématiques liées aux aspects tragicomiques de la vie et à leur complexité à l’heure du numérique. Selon l’artiste, le consumérisme, le divertissement et la surconsommation d’images peuvent être une source de dépendance et d’anxiété. Chaque personne visitant l’exposition est invitée à interagir et jouer avec ce toboggan félin, dont la silhouette légèrement inquiétante est imprégnée d’une esthétique sadomasochiste.

Ainsi, le public devient acteur et partie prenante de l’œuvre, la transformant en une aire de jeu au cœur d’un espace avant tout réservé à l’art.

Paul McCarthy

Né à Salt Lake City en 1945, Paul McCarthy vit et travaille à Los Angeles.

White Snow Dwarf, Grumpy
2016
Bronze
190,5 × 152,4 × 149,9 cm
Avec la permission de Hauser & Wirth

Depuis les années 1960, Paul McCarthy s’intéresse aux tabous et aux archétypes dans la culture populaire américaine. Empreinte d’humour et de sarcasme, son œuvre se concentre essentiellement sur les implications qu’a le refoulement psychologique sur les représentations culturelles du rêve américain.

White Snow Dwarf, Grumpy
est un portrait de Grincheux, l’un des sept nains qui accompagnent Blanche Neige dans le dessin animé éponyme. Cette sculpture s’inscrit dans une série d’œuvres représentant différents personnages tirés des contes des frères Grimm, un symbole emblématique de l’empire de Walt Disney. En changeant et en déformant les traits de Grincheux à l’extrême du grotesque, Paul McCarthy critique la superficialité de la culture de masse et du consumérisme. Il remet également en question les notions d’innocence de l’enfance idéalisées par Disney.

Les œuvres subversives de l’artiste cherchent à déconstruire des symboles qui nous sont familiers pour révéler à la place des facettes sombres et sans cesse plus complexes de notre société du spectacle ainsi que de la psyché humaine.

Pour Paul McCarthy, les cauchemars sont souvent la véritable fin des contes de fées, tandis que le divertissement d’un parc d’attractions tel que Disneyland poursuit généralement comme seul but le profit économique.

Joana Vasconcelos

Née à Paris en 1971, Joana Vasconcelos vit et travaille à Lisbonne.

Valkyrie Mumbet, 2020
Laine crochetée à la main, dentelle açoréenne, assortiment de tissus, notamment de la capulana, des velours, du coton et de polyester, ornements, pompons, LED, structures gonflables, ventilateurs, microcontrôleurs, unité d’alimentation électrique, câbles en acier.
900 × 1700 × 1600 cm
Avec la permission de Gowen

Cette imposante œuvre textile suspendue au plafond a été créée en 2020 pour l’inauguration du Mass Art Museum à Boston. S’inscrivant dans une série développée par l’artiste au cours des quinze dernières années, cette installation s’intitule Valkyrie en l’honneur des déesses de la mythologie nordique. Valkyrie Mumbet rend hommage à Elizabeth Mumbet Freeman, la première esclave afro-américaine à remporter une bataille juridique et à ainsi gagner sa liberté en 1781.

Au-delà de l’apparence ludique, colorée et pétillante, l’œuvre fait directement référence à l’histoire coloniale du Portugal et à la traite d’esclaves entre l’Afrique et le Brésil. Outre les broderies, la dentelle, le crochet et les pompons, la sculpture se compose de capulana, un tissu utilisé par les femmes au Mozambique, ancienne colonie portugaise et pays d’origine des parents de l’artiste. Pour Joana Vasconcelos, ces capulanas illustrent à la perfection la fluidité des cultures et reflètent une histoire complexe entremêlée d’échanges culturels qui s’étendent à la fois sur plusieurs continents et sur plusieurs siècles.

Cette œuvre s’inscrit également dans une quête à la découverte de techniques artisanales traditionnellement féminines et, ce faisant, plonge dans les récits personnels et collectifs de l’histoire des femmes. Aux yeux de l’artiste, Valkyrie Mumbet est un symbole de liberté qui représente la capacité des femmes à changer leur propre vie par la force de leurs actions.

oeuvres exposées

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